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danse

Siguifin

Siguifin (2022)
Neuf danseurs et danseuses, trois chorégraphes, un maître d’œuvre : la nouvelle création d’Amala Dianor rassemble une constellation de talents. Le but ? Célébrer la vitalité d’une danse africaine hybride, décloisonnée, en perpétuelle évolution, à l’image du bouillonnement artistique qui anime tout le continent.

Les trois chorégraphes viennent du Mali, du Burkina Faso et du Sénégal : des univers artistiques complémentaires qui dialoguent les uns avec les autres et puisent leur force dans l’élan vital d’un groupe de jeunes danseuses et danseurs. Quand Naomi Fall questionne l’individualité, Ladji Koné se penche sur les cohésions sociales et Alioune Diagne interroge les différences entre des pays pourtant mitoyens. Ces trois figures de la danse contemporaine signent ensemble une pièce protéiforme adaptant le cadavre exquis à la scène et au geste dansé.

 

Assemblé avec douceur et précision par Amala Dianor, dont l’esthétisme épuré conjugue habilement hip-hop et danse contemporaine, Siguifin touche par la fougue et l’énergie qui se dégagent du plateau. En entremêlant, au fil des tableaux, danses tribales et street-dance, le chef d’orchestre questionne, à partir des corps et du mouvement, la ferveur, la puissance et le désir de danse.

 

Dans ce spectacle chorégraphié à huit mains, Amala Dianor tisse une toile magnétique qui relie trois propositions et habille ce « monstre magique » qui donne son titre à ce conte.

 

Grâce à ces scénographies minuscules mises en son et en lumière, nous voyageons dans le temps et l’espace.

Publié le 03/08/2022


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