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expos

"Retour de Dakar" - Ilhem Ellouze, Hyacinthe Ouattara, Didier Viodé

"Retour de Dakar" - Ilhem Ellouze, Hyacinthe Ouattara, Didier Viodé (2022)
Retour de Dakar, c’est la rencontre humaine et artistique de trois artistes, Ilhem Ellouze, Hyacinthe Ouattara et Didier Viodé, sélectionnés pour représenter leur pays d’origine à la Biennale internationale d’art contemporain de Dakar. Une rencontre qui se poursuit à la Galerie Robet Dantec avec une sélection d’œuvres des trois artistes.

 

- Vernissage de l'exposition le vendredi 9 septembre 2022 à partir de 18h, en présence des artistes. 

Ilhem Ellouze, Sans titre (2022). Acrylique sur toile, 40x40cm.

Peintre et sculptrice, Ilhem Ellouze fait partie d’une génération d’artistes qui a contribué à inscrire l’art contemporain tunisien sur la scène artistique internationale. Dans les années 80, au début de sa carrière, elle expose déjà son travail à la Biennale de Saô Paulo au Brésil ou encore au Goethe Institut à Frankfort en Allemagne, aux côtés d’autres artistes importants de la scène tunisienne contemporaine comme le peintre Rafik Elkamel. Femme indépendante et engagée, migrante volontaire en France, elle gardera toujours sa maison et son atelier de Nabeul où elle réalise la plupart de ses sculptures. Pourtant, sa carrière artistique est stoppée net au début des années 2000 : elle sera pratiquement aveugle pendant près de 10 ans suite à un accident. Et ce n’est qu’en recouvrant peu à peu la vue qu’elle retrouve le chemin de l’atelier pour produire de nouvelles oeuvres via le dessin et le fusain. Elle reprend ainsi la forme modulaire qui constitue sa signature picturale et ses recherches sur l’accumulation et le langage. Les mots arabes, en écriture Koufi, et les couleurs vives structurent le tableau en bandes contrastées. Une impression de foule et de territoires urbains se dessine à la surface du tableau, mêlant la tradition picturale orientale à l’histoire de l’art abstrait occidental.

Ilhem Ellouze est née en 1955 à Sfax, en Tunisie. Elle vit et travaille en Tunisie et en France. 

 

Hyacinthe Ouattarra, « Cartographie humaine » (2018), technique mixte sur papier.

Après plusieurs expériences en ateliers, partant d’une formation dessin modèle vivant, Hyacinthe Ouattara a d’abord représenté le corps humain de façon onirique, fantomatique et enfantine avant d’entrer dans ses entrailles et de concentrer son travail sur l’anatomie des tissus cellulaires à travers les « cartographies humaines ». La matière, la texture et les couleurs ont également une grande importance dans son travail. Parfois le patchwork y apparaît. Ses dessins sont spontanés, gestuels et questionnent l’humain. Ses installations abordent l’équilibre et le déséquilibre à travers la suspension d’oeuvres réalisées en textiles et objets variés , d’aspect organique, ainsi que par une réflexion sur la mémoire. Le textile lui permet également de questionner l’ambivalence entre apparition et disparition, la représentation et l’intimité, et l’identité au sens large. Ses travaux ont été vus notamment à Paris, Berlin, Dakar, Ouagadougou, Accra, Luxembourg, Kalgoorlie…

Hyacinthe Ouattara est né en 1981 au Burkina Faso. Actuellement, il vit et travaille en région parisienne.

 

Didier Viodé, « Au nom du gilet » (2019) Encre et gouache sur papier. 50x65cm

Alors qu’il étudie à l’Institut National Supérieur de l’Art d’Abidjan, Didier Viodé quitte la Côte d’Ivoire aumoment où celle-ci s’enfonce dans une impasse politique. Il vient poursuivre ses études artistiques en France. La découverte du mouvement FLUXUS, qui prône que tout est art, va être déterminante dans ses recherches artistiques. Il commence à utiliser des matériaux insignifiants tels que le carton, le plastique, la toile de jute, les vieux journaux qu’il colle directement sur différents supports. Son inspiration lui vient de la rue, de son environnement, de la société et des médias. Il observe l’Homme, peint, photographie et filme son quotidien. Il place l’être humain au coeur de ses préoccupations, l’actualité et les images médiatiques sont ainsi restituées à travers des oeuvres engagées. De 2017 à 2020, une importante série de gouaches sur papier intitulée « Au nom du gilet », reprend le thème de la migration à travers un symbole fort : le gilet de sauvetage orange, seul capable de sauver les vies de ces familles qui fuient la guerre, la Syrie, l’Irak, l’Afrique ou tout autre pays, et qui bravent les éléments, la mort, et l’indifférence.

Didier Viodé est né en 1979 au Bénin. Il vit et travaille en France.

 

 

 

 

 

Publié le 04/08/2022


Mots clés : Afrique #art peinture